Sommaire 09_2011

À la rédaction : Christine Palmiéri.
À la mise en ligne et au traitement des fichiers : Jason Martin.

En ouverture de ce numéro, l’installation vidéo d’Alexandre Nikolaev intitulée Poissons, réduit et architecture l’espace entre des univers qu’il emboîte l’un dans l’autre. Il en va de même avec les réflexions de Stefania Caliandro, Boris Chukhovich et Jean-Philippe Gagnon où, entre rendering, captations morphologiques d’objets, surimpressions et juxtapositions photographiques, se dessine une architecture du virtuel par laquelle des images apparaissent dans la distance et dans le temps de leur éphémérité. Par ailleurs Fabienne Claire Caland et Bertrand Rouby révèlent comment une production actuelle revisite des contes et des mythes du passé pour interroger le futur.

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Poissons par Alexandre Nikolev

Poissons, installation vidéo  réalisée en 2004-2011 par Alexandre Nikolaev, ironise, de façon ludique et merveilleuse à la manière d’un conte, avec transparence et contraste, sur la situation orwellienne et agambenienne propre, non seulement, à des contextes politiques locaux aussi éloignés que ceux d’Asie centrale, mais aussi au contexte même de la globalisation mondiale.

Né en 1968, Alexandre Nikolaev vit et travaille à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan et plus grande ville d’Asie centrale en ce moment. Autrefois située dans une partie isolée de l’« Orient soviétique », cette région semble en apparence avoir changé d’idéologie, mais demeure malgré tout totalitaire derrière une rhétorique démocratique. Dans ce contexte, l’artiste priorise un processus métaphorique et fabulatoire lui permettant de s’exprimer de manière ironique et philosophique à la fois à propos de la réalité complexe qui l’entoure. L’artiste travaille avec plusieurs médiums, y compris les nouvelles technologies. Parmi ses oeuvres récentes, le projet curatorial virtuel « Dans les rues de Boukhara l’ancienne » – The streets of ancient Bukhara – impose de façon originale l’art contemporain au sein d’une ville historique musulmane. Alexandre Nikolaev a souvent exposé en Asie centrale et ailleurs et a participé à la 51e, 52e et 54e édition de la Biennale de Venise, de même qu’à la Biennale de Montréal en 2007.

 


Articles

Le rendering d’architecture, icone d’un réel à venir

Stefania Caliandro

Le traitement réaliste des images de modélisation 3D, dénommées rendu ou, de l’anglais, rendering, a atteint un tel niveau de perfectionnement qu’il est parfois difficile de les distinguer à l’œil nu des images, au contraire, importées de la réalité, au biais, par exemple, de la photographie ou de la numérisation. L’emploi de ces images s’accorde aussi à de nouveaux usages du visuel, en dévoilant, dès lors, des problématiques méconnues aux anciens débats sur l’iconicité du signe. L’utilisation du rendering dans la présentation des projets d’architecture, est approfondie ici, en faisant référence notamment aux images dans les sites en ligne.


Déjà-vus ? de Carolyne Scenna. Présage des signes et mémoire de l’avenir aux creux des ondes électromagnétiques

Jean-Philippe Gagnon

Réflexions sur l'œuvre Déjà-vus? de Carolyne Scenna, dispositif évoquant un laboratoire de mémoires expérimental. L'auteur analyse comment la surimpression et les juxtapositions, projetées aléatoirement, de diapositives de souvenirs étrangers et désuets, rassemblées selon la technique du found photos, peuvent donner à éprouver et à penser une sensation de déjà-vu à la jonction de la rétrospection et de la projection.  Il étudie cette sorte de paramnésie artificielle, qui se pose comme intuition et devenir tout en illustrant l’altérité, la multiplicité et les métamorphoses au cœur de l’expérience initiatique du sujet créateur, entre réception artistique et vie perceptive.


Expositions à distance : essai de typologie morphologique

Boris Chukhovich

Selon une approche systémique, ce texte analyse plusieurs façons d’exposer les œuvres d’art à distance. Ce phénomène dont les origines remontent aux débuts de l’imprimerie, de la radio, du cinéma et de la télévision, connaît un nouvel essor aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies. L’auteur dresse une typologie des mediums qui découle de la morphologie des productions artistiques, allant des dispositifs visuels aux dispositifs auditifs. Une attention particulière est portée sur les possibilités de visualisation à distance des objets et de leur action en trois dimensions, en temps virtuel ou réel.


L’avant du post-humain (Lapointe et Altmejd)

Fabienne Claire Caland et Bertrand Rouby

Conte crépusculaire est une performance multimédia réalisée par les artistes Pierre Lapointe et David Altmejd à la Galerie de l'UQAM en mai 2011. Ce conte visuel et musical joue de l’art et de l’artisanat, du tragique et du ludique. À partir du thème d’un roi mourant qui rappelle La mort d’Orion de Manset et une facture brouillant la frontière entre la chanson et l’art lyrique qui n’est pas sans évoquer le couple Sheller/Druillet pour Excalibur, les deux artistes proposent une alternative à la question du post-humain si souvent traitée sous l’angle de l’humain « augmenté ». Ici, le monde offert est organique, il y a recyclage de la matière et du mythe, il y a de l’humain, de l’animal. En réalité, Conte crépusculaire ne s’inscrit pas dans une chronologie de l’après (post-humain) mais dans celle de l’avant et de l’à-côté. En fait de futur, c’est plutôt un recours à l’archétype qui nous est présenté.



Mois de la photo
Corine Lemieux, Interrogation et interrupteur (détail), 2010

Le Mois de la Photo à Montréal est une biennale internationale qui examine les questions liées à la photographie contemporaine. Réunissant artistes, commissaires et autres spécialistes de l'image, la biennale constitue une occasion unique et stimulante de se pencher sur les transformations de l'image au sein de notre culture contemporaine.

Communiqué

Programme

 


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Cette publication a été rendue possible grâce au soutien financier du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (Hexagram/CIAM), du groupe de recherche des arts médiatiques (GRAM), de la Faculté des arts de l’UQAM, de la Chaire du Canada en esthétique et poétique de l'UQAM (CEP), ainsi qu’à une subvention, pour une douzième année consécutive, du Conseil des arts du Canada (CAC).