À la rédaction : Christine Palmiéri.
À la mise en ligne et au traitement des fichiers : Jason
Martin.
Violence sur le Web par Joanne Lalonde, prolifération écranique par Louise Boisclair, fragmentation et vidéos en fusion par Fabienne Claire Caland et Émilie Granjon, immersion et transformation dans un monde à 360° par Denyse Therrien, c’est sous le signe de la violence, de l’agressivité, de l’envahissement et de l’immersion dans et par les dispositifs électroniques qu’Archée propose de commencer l’année 2009.
Ces textes témoignent de la dimension empathique des technologies électroniques envahissantes mais en complète symbiose avec nos modes de vie et nos affects, où se manifeste l’emprise des arts électroniques sur le social, le politique et l’esthétique.
« Raconter son histoire » est si intimement lié au développement de l’art médiatique qu’il peut sembler inutile de le répéter. Ainsi le manifeste, le site web de témoignage et la mythographie hypermédiatiques ont été des véhicules privilégiés pour l’expression des enjeux liés aux identités individuelles et collectives. Dans ce contexte, mon article propose d’examiner trois œuvres hypemédiatiques dont le moteur narratif se construit à partir soit de récits polyphoniques de violences vécues au quotidien soit encore de reconfigurations médiatiques d’un élément traumatique. Les thèmes de l’effet de choc iconique, de la proximité par l’oralité, de la métaphore mythographique seront mis à contribution pour la description des œuvres.
Qu’en est-il de l’écran, de son aspect protéiforme et de son impact sur l’être humain et son activité artistique ? Son omniprésence est-elle un dernier sursaut avant sa disparition au profit d’une implantation au cerveau ? Enfin comment les échanges interdisciplinaires concernant la surexploitation des écrans éclairent le discours et les productions artistiques qui en font usage ? PROLIFERATION des écrans/of screens explore plusieurs avenues pour trouver des éléments de réponse à ce phénomène.
Intrigante invention que le Panoscope 360º de Luc Courchesne qui lui permet de saisir la rotondité du monde et d’explorer aussi bien l’environnement naturel que d’imaginer des univers 3D. Dans son Journal panoscopique, entrepris il y a dix ans, Courchesne poursuit une longue méditation dont il nous livre des bribes sous une forme poétique, dans la série de vidéos Bords de mer et la série de photos intitulée Nocturnes présentées à la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain. Entre l'intime et l'immersif, ce texte interroge la place du spectateur au sein de ce dispositif panoscopique.
« Acting Cold Fusion » proposait au FusionsArts Museum de New York, à l'automne 2008, une programmation vidéo des plus inhabituelles, fragmentant, déconstruisant et reconstruisant les œuvres de 7 artistes vidéastes, à l'image du monde actuel où la vitesse, le zapping et le recyclage métamorphosent le sens des choses et nos sens tant spatio-temporels qu’auditifs.
Quelles sont les implications d’une telle transformation, d’une telle fusion ? C’est par le biais d’une réflexion sur la singularité de chaque vidéo et le dialogue possible qu’elle entretient avec les autres que nous pouvons être en mesure de saisir en quoi le montage participe au recyclage technologique et au concept de « Fusion froide ».
=========================
Pour modifier votre abonnement, cliquez sur le carré blanc
« abonnement ou session » et
suivez les indications.
=========================
Pour plus d’informations, consultez l’aide.
=========================
Archée est optimisé pour le
navigateur Explorer et utilise les logiciels Flash et Quicktime.
Bonne consultation !
L'équipe - Archée
Cette publication a été rendue possible
grâce au soutien financier du Centre interuniversitaire des
arts médiatiques (CIAM, Montréal), de la Faculté des arts de l’UQAM, de la Chaire du Canada en esthétique et poétique de l'UQAM, ainsi qu’à une subvention, pour une neuvième année consécutive, du Conseil des arts du Canada (CAC) .