Sommaire 12_2007

Rédaction : Christine Palmieri et Pierre Robert.
Mise en ligne et traitement numérique : Jason Martin.

Métamorphoses textiles, structures pneumatiques et architectures du vide dans la recherche et création de mode contemporaine. Comment la technologie révolutionne-t-elle le vêtement? L'exemple des créations de Ying Gao : entre fashion design et œuvre d'art.
Rinaldi

Carole RINALDI

Certains créateurs rencontrent la problématique du textile comme lieu d'expérimentation et celle du numérique à travers une nouvelle ingénierie prothétique du corps. Comment se déploie et se redéfinit la relation entre esthétique et recherche & développement à travers ces œuvres vestimentaires inédites? Comment cette rencontre entre vêtements traditionnel et technologique se manifeste-t-elle dans les créations de Ying Gao en particulier?

Carole RINALDI réalise actuellement un Doctorat sur l’art et la mode, plus particulièrement sur le sujet « Le vêtement technologique, analyse de l'invention d'un objet industriel et artistique » dirigé par Pierre MUSSO (Université de Rennes) en codirection avec Louise POISSANT de l’UQAM. Titulaire d’un Master recherche en Théorie et pratique des arts sur la question du monochrome et du sublime (Université de Provence, Aix-en-Provence, 2005) et d’un Master en Sciences de l’Information et de la Communication sur la notion de scandale dans l’art (Université de Nice, 2004), elle participe à l’organisation de colloques sur les thèmes « Art, entreprises et technologies » (2005) et des « Technologies numériques dans l’espace de la danse » (Monaco Dance Forum, 2004). En parallèle à sa recherche, elle exerce une activité de journaliste et de critique dans le domaine de l’art contemporain et de la mode.


Couvrir et penser – une découverte photographique de Peter Gnass
Gnass

Marcin SOBIESZCZANSKI

Les œuvres de Peter Gnass prennent naissance dans les effets produits par les multiples visions superposées du regard humain. On peut dire qu’elles valident de la sorte la philosophie de la perception en affectant l’épistémè qui s’impose socialement en tant que conséquence de l’instauration du paradigme de différents courants des sciences cognitives, depuis les années 1970. Suite aux nombreux travaux sur l’interaction entre la vue et le paysage, son œuvre majeure Next street to Ground Zero indique une sortie possible de « l’esthétique de la couverture », et montre comment on peut penser après le drame de l’écroulement, comment re-advient-elle une autoesthétisation du bâti.

Après des études en linguistique à Lodz (Pologne) et à Paris 7, Marcin SOBIESZCZANSKI présente un DEA en épistémologie des modèles à l'EHESS de Paris. En 1990, il co-fonde l'association Æsthetica-Nova dont il dirige la revue. En 1999 il soutient une thèse en art, sciences et technologies des arts, à Paris 8. Marcin Sobieszczanski a enseigné à l'Université Catholique de l'Ouest à Angers, à l'Université de Rouen, au Doctorat d'art et de pratique des arts à l'Université de Québec à Montréal et à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris 3. Il travaille actuellement au Département Art, Communication et Langages à l'Université de Nice Sophia-Antipolis où il co-dirige le Master 2 pro « Ingénierie de la création multimédia et direction artistique de projets ». présente un DEA en épistémologie des modèles à l'EHESS de Paris. En 1990, il co-fonde l'association Æsthetica-Nova dont il dirige la revue. En 1999 il soutient une thèse en art, sciences et technologies des arts, à Paris 8. Marcin Sobieszczanski a enseigné à l'Université Catholique de l'Ouest à Angers, à l'Université de Rouen, au Doctorat d'art et de pratique des arts à l'Université de Québec à Montréal et à l'Université de Sorbonne Nouvelle Paris 3. Il travaille actuellement au Département Art, Communication et Langages à l'Université de Nice Sophia-Antipolis où il co-dirige le Master 2 pro « Ingénierie de la création multimédia et direction artistique de projets ».


« La chair entre l’organique et le numérique »
Détail d'une oeuvre de Sandrine Maurial

Sandrine MAURIAL

Ouvrir peu à peu le corps de l’image selon un parcours de l’extérieur des corps jusqu’aux peaux internes pour découvrir ce que cache la peau écranique, ce qu’enveloppe cet épiderme pour dévoiler les tissus intérieurs, les chairs numériques. Une fente s’ouvre dans le corps de l’image virtuelle pour la dévoiler et la faire devenir objet de sensualité et de sollicitation des sens. La couleur vient ici faire écran au sens où le terme « couleur » renvoie à la notion de « couleur-écran » dans son acception la plus ancienne. En effet, chroa ou chroia, avant de désigner la couleur, désigne originellement la peau. Chromata se rapporte à la surface des corps, à la carnation. Ainsi, des effets de grains se répondent entre le pigment pictural, le pixel écranique et le pigment de la peau qu’il soit représenté ou numérisé. Mais alors comment les arts visuels s’emparent-ils aujourd’hui de cette peau chromatique à travers l’image du corps?

Sandrine MAURIAL, Docteur en Arts de l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, Thèse de Doctorat soutenue en 2005 : « Une alchimie lumineuse : pigment et pixel comme atomes de la couleur ». Théoricienne et plasticienne.

Le living cinema de Pierre Hébert ou l’expérimentation d’une méditation téléguidée
Hébert

Louise BOISCLAIR

Comme le suggère Tzadik, l’éditeur new-yorkais de DVD, Between Science and Garbage, réalisé par Pierre Hébert à partir d’extraits de sa tournée de performance de living cinema avec le musicien américain Bob Ostertag, serait « particulièrement indiqué pour soigner le moindre vague à l’âme existentiel ». Bien que l’effet curatif ne soit pas négligeable, le living cinema offre bien davantage. Outre le fait d’assister à une performance de cinéma d’animation en temps réel, véritable mutation en soi, une séance de living cinema permet d’expérimenter une méditation téléguidée, un événement esthétique unique. C’est donc à la fois une expérience artistique, éducative et méditative qui se déroule devant nous, sur l’écran et en nous-mêmes. À condition de revisiter l’œuvre, de la mettre en contexte, de chercher et de réfléchir sur le sens, ce que propose cet article.

Louise BOISCLAIR est artiste multidisciplinaire, auteure et chercheure. Parallèlement à sa carrière en communication, elle complète une maîtrise en études littéraires, un perfectionnement en arts visuels et médiatiques et quatre séminaires de doctorat en études et pratiques des arts, en sociologie et en études littéraires à l‘UQAM. Depuis 2006, elle dirige les Ateliers LE CHEVAL DE TROIE. Elle travaille à la phase finale d’un interconte numérique. Elle pratique également la peinture gestuelle et le mandala, offre des ateliers et publie des articles dans le domaine des arts. Ses recherches portent sur le travail artistique et l’impact du numérique sur le processus de création.

Note de lecture : Pierre Musso, Critique des Réseaux, La politique éclatée, PUF, Paris, 2003.
Détail de la couverture du livre

Frederique ENTRIALGO

Note de lecture de l'ouvrage de Pierre Musso Critique des réseaux (PUF, 2003), rédigée dans un cadre de réflexion qui interroge la notion dans l'art. Dans ce contexte, quatre grands thèmes ont été retenus : éléments de définition, la relation corps-réseau, l'ambivalence comme valeur d'usage, symbolicité et le réseau comme objet de représentation.

Frédérique ENTRIALGO est professeur d'Enseignement Artistique à l'École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille.



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Cette publication a été rendue possible grâce au soutien financier du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM, Montréal) ainsi qu’à une subvention, pour une huitième année consécutive, du Conseil des arts du Canada (CAC).