Sommaire 11_2007

Rédaction : Christine Palmieri et Pierre Robert.
Mise en ligne et traitement numérique : Jason Martin.

L'homme à l'épreuve de son environnement

Denise THERRIEN

Sur le Web, la connaissance ne décrète pas ses propres règles : les interfaces, additionnées au dispositif technologique dissimulent les conventions du langage mathématique et informatique derrière un environnement porteur de valeurs humanisées et communes. La couche de convivialité apportée par les interfaces graphiques escamote le cœur fonctionnel du système pour ne laisser paraître que des modalités d’accès simples, usuelles, adaptées à un langage uniforme et capable d’assurer et de maintenir sans heurts le contact avec l’utilisateur, sollicité de devenir aussi client et acheteur. Les rites de passage, les gardiens du seuil disparus du Web, l’accès à la connaissance semble alors aisé, direct parce que les conditions d’accès sont extrêmement simplifiées. Nous pensons que les rites de passage tout comme les gardiens du seuil ont seulement mutés et qu’il est nécessaire d’identifier les lieux de leurs présences et leurs discours.

Nous proposons ici d’interroger la permanence probable des rites de passage et la présence persistante de gardiens du seuil transfigurés par le cyberespace, d’approcher les forces et les faiblesses des valeurs qu’ils véhiculent.

Denyse THERRIEN est Docteure en sociologie et chercheure au sein de la Chaire du Canada en esthétique et poétique dont elle la coordonnatrice scientifique et administrative. Elle a été journaliste pour Le Clap à Télé-Québec et a dirigé Perforations (revue de technique cinématographique de l’Office national du film du Canada). Elle participe régulièrement à des colloques et à des publications scientifiques, au Canada et à l’étranger. Elle est membre de CORHUM (Association internationale pour l’avancement des études sur le comique, le rire et l’humour). Elle vient de terminer un essai poétique vidéographique intitulé « Le Quat’Sous, théâtre habité ». Elle prépare une monographie sur le cinéma des cinéastes migrants au Québec et enseigne l’histoire du cinéma.


Esthétique du funambule
Adam's Cam

Sylvain LATENDRESSE

Un univers de personnages bigarrés en équilibre sur une baguette de bois, un théâtre de l’arte povera qui se distancie du gadget des nouvelles technologies. Avec le travail d’Iker Vicente, la simplicité est au rendez-vous. Nous nous installons dans un travail du « low tech » récupérant le trop-plein débordant des riches sociétés du nord. L’aspect ludique de l’œuvre qui amuse les visiteurs manipulant les personnages n’exclut en rien toute sa dimension critique. L’œuvre s’inscrit en faux par rapport à la dialectique négative adornienne; au contraire, elle demeure simple, compréhensible et éclate dans un rire cristallin, espiègle et enfantin.

Sylvain LATENDRESSE a réalisé sa maîtrise en études des arts à l’Université du Québec à Montréal. En tant qu’artiste, il a exposé à Saint-Jean-sur-Richelieu, Victoriaville, Rouyn-Noranda, Lévis, Montréal, ainsi qu’en France, au Japon et au Mexique. Il collabore également aux revues Etc, Vie des arts et Spirale. Il a publié récemment une première fiction dans la revue Alibis. Depuis deux ans et demi, il préside le centre d’artistes Action Art Actuel à Saint-Jean-sur-Richelieu.


Pour un art interstitiel
Pour un art interstitiel

Xavier LAMBERT

Nous savons que, bien au-delà du contexte des technologies de l'information et des communications, l'interactivité est la grande obsession de l'art contemporain et de son discours critique. Notion abondamment évoquée, décrite mais aussi critiquée, elle désigne tantôt le lien entre le spectateur et l'œuvre machine (certains auteurs parlent alors davantage d’interaction), tantôt le lien entre le créateur et le dispositif technique. Dans ce texte, l’interactivité sera davantage considérée comme un a priori, un élément intrinsèque aux œuvres hypermédiatiques. Ce n’est donc pas tant la notion elle-même qui fera l’objet de mon commentaire, mais plutôt ses conséquences.

Xavier LAMBERT est Maître de conférences en arts plastiques, Chargé de mission "arts et
sciences" à l'Université de Toulouse II-Le Mirail

Cités électroniques et poésie. Entrevue avec François Cormier et Cécile Martin

Christine PALMIERI

Pour en savoir plus sur les dessous de l’événement « Cités invisibles » qui a eu lieu à la Grande Bibliothèque de Montréal à l’automne 2006 et sur ce qui motive Champ Libre à créer ce genre d’événement de grande envergure, j’ai rencontré son fondateur et directeur artistique, Jean-François Cormier, directeur artistique, et Cécile Martin, qui en a assuré la direction générale. Ils signaient cette année une 7e Manifestation internationale d’art vidéographique et électronique. Rappelons que Champ Libre, fondé en 1992, a été finaliste d’un prix d’excellence en architecture de l’Ordre des Architectes du Québec (OAQ) pour sa scénographie à l’incinérateur des Carrières à Montréal en 2004.

Christine PALMIERI est artiste, critique, commissaire et poète. Docteur ès Arts, elle est professeure associée au CIAM à l’UQAM. Elle a dirigé un ouvrage collectif sur les questions de monstruosité en art, plusieurs dossiers dans des revues dont le dernier sur les arts biotechnologiques et le posthumain dans Inter Elle enseigne les théories de l’art et la vidéo et donne de nombreuses conférences au Québec et à l’étranger. Elle poursuit en même temps une pratique artistique et réalise des installations vidéos et photos. Elle a participé à une centaine d’expositions tant au Québec qu’à l’étranger (France, Mexique, USA, Italie, Maroc). Elle est adjointe à la direction du cybermensuel Archée et anime une rubrique d’entrevues dans Etc. Ses recherches portent sur les phénomènes de mutations des entités vivantes.

Capture totale : Matrix, mythologie de la cyberculture de Michaël La Chance

Marc JOLY

Compte rendu du livre, Capture totale : Matrix, mythologie de la cyberculture, Michaël La Chance, 2006, Québec : Presses de l’Université Laval, Collections Intercultures, 200 p.

Marc JOLY est titulaire d’une maîtrise en études cinématographiques de l’Université de Montréal. Son mémoire s’intitule
« L’institution du film de fiction et le sacré éliadien : Analyse de The Matrix ». Il poursuit actuellement ses recherches au doctorat sur la relation affective film-spectateur comprise dans un mode « réception/appropriation ». Il a réalisé, en 1998, un documentaire s’intitulant « Contact avec l’Autre » sur le pèlerinage en Inde, qui fut diffusé sur les ondes de TV5. Puis, comme directeur photo, il tourna quelques documentaires à l’étranger, tel qu’à Haïti, au Pérou et au Rwanda. Il continue de partager son temps entre la pratique et la théorie qui sont pour lui intrinsèquement liées.



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