Langage(s) du Net |
Louis-José Lestocart
janvier 2001 |
Louis-José Lestocart:
Etudes d'Histoire et d'archéologie. Maîtrise d'Histoire
ancienne. DEA d'archéologie protohistorique (Institut d'Art et d'Archéologie,
Paris). Critique littéraire (Europe, Lettres Françaises),
critique d'art et de cinéma (art press, Positif, NRF, Cinémathèque) et commissaire d'exposition au Ministère des Affaires Étrangères (Agora :expo en ligne sur l'art du net).
L'art est-il devenu une espèce ayant besoin de muter? L'Internet par les flux, les modes rhizomiques qui l'avivent, la mutation radicale d'une création basée sur des liens réels avec les internautes, suscite un renouveau complet des méthodes d'analyse. Pourtant, les observateurs pris dans une Weltanschauung caduque (représentation du monde), font souvent des gloses attendues face à ce qui est une véritable "anomalie" dans un paradigme artistique triomphant (1).
Certes la grande innovation du Net.art est de dématérialiser l'oeuvre et d'organiser l'espace autour d'elle en structures séquentielles, en tenant compte des questions de diffusion et des nouvelles donnes spatio-temporelles et sociales propres au médium. Ainsi se fait une nouvelle réalité artistique ayant parfois recours à des notions mathématiques et physiques pointues qui modélisent au mieux pensée créatrice et intellectuelle, conscience et représentation, tout en se plaçant dans la perception globale du champ économique et géopolitique mondial.
Néanmoins, la culture d'Internet, loin de se référer à la seule esthétique, s'illustre surtout par la création de communautés virtuelles et langagières, avec de nouveaux schémas identitaires et sociaux, unies par des centres d'intérêts partagés où l'interlocution et l'observation des comportements et des dynamiques de pensée deviennent «art» à part entière. Mailinglists depuis 1993, newsgroups (antérieurs à la formation de l'Internet d'aujourd'hui) et toutes sortes de dispositifs conversationnels, comme les IRC (Internet Relay Chat) et les chat (conversations IRC), qui tendent à changer la perception de l'art et de la vie quotidienne, en particulier dans cette forme d'engagement consistant à échanger librement des informations. Cette situation a cependant conduit très vite à une position paradoxale voire inconfortable. Qui parle en définitive? Et qui lit et regarde? La question de l'identité individuelle, qui touche aussi bien l'artiste que l'internaute, étant, par là même, la première abordée (2).
Pour Harold Garfinkel, ethnométhodologue, l'individu se définit par réflexivité au travers de son propre langage. L'image réflexive renvoyée par l'acte de communication entre les interlocuteurs amplifiant les traits dominants, les interactions langagières et conversationnelles sont seules, selon lui, à rendre la véritable identité. Et, partant, l'identité de l'artiste s'y conformerait. L'art considéré ici sera donc, avant tout, méthode et langage - «actes de langage» (speech acts) selon John Austin et John Searle, philosophes analytiques du langage, pères de la linguistique performative : «Quand dire c'est faire».
Dans cette optique, un des premiers états du langage
est la question. Olga Kisseleva, artiste russe vivant en France, pose, en 1996,
sur le Net, la question How
are you?. La réponse à cette adresse à l'autre est un hypertexte qui
décrit, via une infinité de messages d'internautes, nombre d'expériences
individuelles. Travail sur l'identité donc, mais aussi idée d'une
présence/absence. Qui est là? Personne en fait. D'où l'idée d'avatar,
manière commode de (se) poser des questions. Le personnage qui me représente
dans ce monde, est-il réel ou irréel? Et le monde lui-même? ... Toutes ces
questions, un écrivain pourrait les envisager. Question du «je narrateur».
Les feuilles reliées par hypertexte d'How are you?, formes d'écritures
faites par d'autres sont autant d'avatars de soi-même (je). Au-delà d'un art
du Net, ce que disent artistes et internautes, c'est ce sentiment de
déréliction et de facticité du «jeté au monde», être toujours-déjà-là
jeté dans l'existence, sans l'avoir choisie (Heidegger) qui est alors accueilli
avec un effort de sympathie, plus même, de compréhension active et profonde.
Si Kisseleva joue ici la confesseuse, encore une fois qui parle?
Annie Abrahams, pour sa part, représente
dans Being human des systèmes
complexes. Ce site s'inspire des travaux (sciences cognitives) de Francisco
Varela sur l'énaction, le couplage structurel par des interactions
récurrentes, sur l'auto-organisation et la fermeture opérationnelle (operational
closure). Il met en scène et simule tout ce qui est primordial pour l'être
humain. Expérimentant les sensations et les sentiments, il tient aussi compte
des possibilités et des limitations de la communication sur Internet. Dans Being
human, tout repose sur la réponse des internautes suscitée par l'artiste.
Réponses provoquées par les stimuli (mood-mutators) que l'artiste
installe pour le visiteur (tendresse, a kiss et respect). Par là,
tout en s'interrogeant sur les différences individuelles, elle cherche les
«diviseurs communs» de tout être humain. Ces thèmes de l'identité et de la
présence sont symbolisés par un moi indéfinissable, un moi-avatar (qui finit
par se réduire à un code-barre) de plus en plus complexe et instable.
Mouchette, dans le site Flesh and Blood, joue à prouver sa "réalité" en montrant sa langue de façon à toucher aux limites les plus physiques du médium : la vitre du moniteur où le visiteur doit venir coller sa joue et ... sa langue (pour un french kiss virtuel?). L'image y devient logos incarné (discours/langue) et contient un sens à plusieurs niveaux. Ce qu'elle montre, ce n'est pas une personne de chair et de sang (ce n'est d'ailleurs pas elle), mais le médium lui-même (écran et image numérique). Il y a là un secret dans cette «incarnation». Presque eucharistique. Or cette présence/mystère n'est là aussi qu'un avatar, idéateur néanmoins de la situation proposée qui devient similaire aux représentations verbales : descriptive, évolutive, imprévisible (3).
«Parler la langue d'Internet», c'est s'engager dans une conduite gouvernée par des règles et y être soumis. C'est aussi, au sens propre, se déplacer. Tout comme le sens se déplace sans arrêt. On retrouve là des propositions inhérentes au Being human d'Abrahams : constater, questionner, commander, promettre. Offres ni vraies ni fausses, car elles peuvent toujours réussir ou échouer.
Dans l'art d'Internet, le locuteur désire toujours faire une métaphore.
L'énoncé performatif "Meet my parents" présent au sein de Flesh
and blood et sur lequel on clique, ne décrit pas seulement une action mais
devient cette action. En outre, le jeu de mots entre meet (rencontrer) et
meat (viande) crée des images de bouts de viande non identifiables, mais
estampillés papa ou maman. Le texte correspondant à une image
coïncide avec l'acte de percevoir cette image. La particularité formelle de
ces «promesses» ou énoncés, c'est qu'elles donnent lieu à un
«acte» spécifique. Ou, plutôt, toute énonciation
est un acte, comme le montre cet autre site intitulé Kill my cat («Tuez mon chat») (4). Une fois le «meurtre» accompli, avec évidence et
immédiateté, vient la question de Mouchette (Pourquoi?). Cette
question, engendrant la culpabilité, ne finira à son tour par avoir de sens
que sur le trajet de toutes les réponses qu'elle peut recevoir. Ainsi se
créent après la «littérature potentielle» de l'Oulipo (dont se réclame
Mouchette), un «écrit potentiel», une imagerie et un sens tout aussi
«potentiels».
Exister, être-auprès-de et comprendre.
Il y a là recherche d'un sens nouveau qui s'applique tout autant à l'artiste qu'à l'oeuvre. Sens passant par la linguistique. «Faire être» (et soi et l'autre) et «faire faire» est une opération causative s'exerçant dans le langage et sur le langage dans une recherche de Lebenswelt (monde vivant) soit Internet, vidéo ou monde réel. Dans la vidéo Plane, Kisseleva va au «bout du monde» (Tibet) par plusieurs moyens de transport, avant de fabriquer et jeter dans le vide un simple avion en papier. Métaphore du courrier électronique pointant l'idée d'une Stimmung chère à Hölderlin. Soit le sentiment, l'énergie et l'impression d'«être au monde». Mais surtout le moment central où s'ouvre, tel un origami, l'espace où se situe l'avènement, le commencement propre d'une parole (ou d'un acte) artistique ; métaphore là d'Internet et de l'action de l'artiste sur Internet.
Ainsi, par divers moyens, l'artiste mène une invocation au langage - plus qu'à l'image qui, pour elle, ne fonctionne pas comme vérité iconique ou iconologique mais comme appel à autre chose. Son art est opération linguistique. Ses déplacements dans le monde pour aller voir des bassins sémantiques «autres» (Lassa au Tibet, Silicon Valley, Biennale de Venise) ont pour seul but de vérifier le sens des mots «art» et «artiste» auquel elle s'identifiera. Tout en décrivant une immersion dans un espace linguistique devenant peu ou prou «métaphore» du Net, lui-même bassin sémantique profond où viennent confluer toutes sortes de courants syntaxiques. Il y a ainsi chez elle autojustification, autoconfirmation, une métaphore perpétuelle (le mot grec metaphora signifie «transport») de ce qu'elle est (ou voudrait être). How are you? (littéralement «Comment êtes vous ?» qu'on traduit par «Comment allez-vous?») est une forme causative qui introduit la notion : «Je fais être». Opération devenant modélisation. Kuhn dans Metaphor and Thought, nomme cela «métaphore de la pensée» : à la fois pensée et modèle de la pensée.
Le speech act correspond donc à la locution «quand dire c'est faire». Autrement dit la promesse, l'énonciation de cette promesse et sa réalisation au moment même de l'élocution. Par exemple, si on dit «je vous marie» ou «je vous baptise», on est effectivement marié ou baptisé par le seul fait de l'énonciation. Le dire équivaut à l'acte.
Dans le site pleine-peau/mst
de Frédéric Madre, un site très représentatif et symptomatique du speech
act, il se produit une double articulation portant à la fois sur l'art
d'Internet (signifié) et sur la pornographie (signifiant). La pornographie est
basée sur la promesse de tout montrer, Internet sur le tout dire, le tout
faire. Ce qui est inimaginable en théorie. Dans le porno, l'image pure,
introuvable, toujours à chercher, engendre une frustration grandissante dont se
nourrit cette industrie. Dans le Net.art - suite de propositions
liées entre elles par de nombreux langages et fonctions numériques (HTML,
Shockwave, Flash, Real Player, zip, mp3, etc.) en eux-mêmes autant de promesses
-, l'acte pur (conceptuel) reste encore à identifier. Mais ne réside-t-il pas
finalement dans cette idée de cliquer sur une invite/promesse et de la
réaliser par le seul fait de cliquer? Dès lors, les liens entre promesse et
frustration paraissent très étroits.
Chez Madre, la promesse/frustration passe d'autant plus directement
par la pornographie qu'il détourne un site porno japonais, le vide de ses
images, soit en n'y mettant rien, soit en y insérant ses propres images : les
unes lisibles, les autres non (5). Ces mots porteurs de
promesses propres à ce type de site, comme réalités intra linguistiques Enter
ou I agree (allusion aux restrictions pour les mineurs), introduisent à
son propre univers extralinguistique où, là, la promesse n'est pas respectée
(6). Par ailleurs, entre les liens du site subsistent des
signes «ésotériques», là aussi intralinguistiques : il s'agit des restes du
programme JavaScript ayant servi à construire la page. Le site parait donc
doublement désossé, constitué par couches (porno sous pleine-peau,
vide/absence de porno sous pleine-peau, pleine-peau tout seul). Avatar d'avatar
ou avatar retourné (dans l'art contemporain, on retourne le tableau en
installation), bâti à la fois sur le langage ésotérico-informatique (intralinguistique)
et le langage performatif inhérent à l'art du Net. Bien plus cependant, car ce
site désossé, reconstitué, forme une sorte d'être artificiel animé par nos
propres conceptions, notre propre pouvoir/savoir. Devant les images proposées
non reconnaissables, c'est notre projection pornographique, notre croyance, que
nous voulons mettre (projeter). Là, le non-sens rejoint le conceptuel.
Dans le processus du Net.art, la langue et la langue seule devient l'élément fondateur et générateur de la création, en tant que déploiement par lequel se révèle et agit l'être artificiel (avatar) : l'artiste derrière son site.
Le Grammatron
de Mark Amerika,(http://www.Grammatron.com), présenté au Ars Electronica
Center à l'occasion de l'International Symposium of Electronic Art
(1997), a la forme d'un long roman construit en hypertexte (100 textes reliés
par 1 700 liens) évoquant aussi bien le cyberespace qu'un mysticisme
kabbalistique. Sorte de conscience hypertextuelle, le site montre et décrit la
constitution d'un être artificiel (Golem) à l'aide de la conception mythique
du langage selon la Kabbale et le Sefer Yetsirah. Ce dernier est un traité de
cosmogonie du IIe et IIIe siècle de notre ère dans lequel la création de
l'être se fait par diverses combinaisons, transformations et permutations des
lettres du nom divin. Opération équivalent à une interlocution qui crée en
même temps alphabet, noms, mots et conscience qui créent alors l'homme.
A la base de cette idée kabbalistique du réel, il y a l'idée du nom de Dieu, YHAVE ou tetragrammon - avec ses quatre lettres se lisant à l'envers Yod, Hé, Vau, Hé -, principe générateur du monde qui prend ici valeur performative. Le nom dans son énonciation même devient mode opératoire. Dans la légende, c'est d'ailleurs par le fait de graver les noms divins sur le golem (7) que celui-ci s'anime, comme le fait d'inscrire les noms divins dans le pneuma, crée ce qui est écrit. Tout comme le souhaitait Derrida dans De la grammatologie (1967), le langage apparaît originairement en tant qu'écriture. Dans le Sepher Yetsirah, c'est uniquement à partir de l'écriture, «déploiement» du nom divin, que s'organise un jeu de permutation et de combinaison des vingt-deux lettres (consonnes) de l'alphabet hébreu, lettres qui prennent une valeur d'animation : soit insuffler la vie ou le sens.
Téléportée dans le cyberespace, la langue y devient un agent à part
entière. Amerika désigne cette opération Nanoscript (ensemble de
données «interdites» permettant la création de l'Homme (
nanoscript
en référence au mot unique, donc minimal, vérité ou sceau qui permet
d'animer le Golem), une opération dont le nom de code est Golem. Ici le Golem
devient Abe Golam, artiste virtuel du cyberespace. Golam - en quelque sorte la
conscience du Golem créée par l'écriture se sentant exister, devenant artiste
ou, du moins, cherchant à s'autodéfinir comme tel.
Le Golem est le vrai symbole du Net.art, image de cette créature-avatar «divine» animée par les lettres, le langage et leur combinaison, selon le principe du jeu combinatoire oulipien. Création et «animation» sont devenues essentiellement des faits de langage. Et cette langue, par la métaphore de son inscription dans ce qu'Amerika nomme la pure potentialité, le public narrative environment (soit la conscience d'Internet) est conçue, d'abord et avant tout, en tant qu'écriture, objet d'une monstration qui est la «révélation» même. Conception conférant une valeur à la lettre plus qu'à l'image et au discours appliqué selon les présupposés artistiques. Le discours prononcé par l'oeuvre étant plus de l'ordre du «je me fais devant être» que du «je suis» cartésien.
(1) D'après l'épistémologue Thomas Kuhn (La structure des révolutions scientifiques, 1983 - il invente la notion de paradigme en 1962), les sciences fondent des paradigmes où chacun consent à l'existence d'un certain nombre de paramètres qui posent et établissent une doctrine ou plutôt une croyance, et chaque chercheur sacrifie à cette croyance. Puis survient une révolution scientifique, c'est-à-dire qu'émerge d'un lot de croyances spécifiques une question, fait d'un hasard ou rencontre d'une probabilité qui détruit l'ensemble du paradigme. Mais comment repérer l'anomalie ? Allouer à un fait artistique une signification précise, afin d'en évaluer la portée et en dégager le sens pour l'ensemble de la pratique artistique, ressort d'une projection esthético-philosophique. Projection qui paraît maintenant, par bien des côtés, épuisée (nous en sommes à l'ère du post-post modernisme), bien qu'on s'évertue encore à invoquer le sens d'une œuvre (d'un courant artistique). D'ailleurs toujours originale, importante et significative, selon un mécanisme inné de désir de sens, véritable besoin phylogénétique, pour le critique ou le conservateur ou le directeur de centre d'art ou, encore, le conseiller pour les arts plastiques dans la recherche de sa relation identitaire profonde au monde l'Art. Selon la Théorie de la signification (Bedeutungstheorie) de Jacob Von Uexküll, les objets revêtent des connotations pour les sujets regardants, tout en bâtissant des paradigmes illusoires. Connotations, toujours prégnantes, où l'art n'est pas seulement signe donné, mais toujours quelque chose qui nécessairement voudrait signifier.
(2) Thème de l'identité fondamental dans l'art du Net et (historiquement partagé) par des artistes comme Olia Lialina, Alexei Shulgin, Vladimir Miyeski, Heath Bunting, Andy Best, JODI, Superbad, Mark Napier, Etoy et ®™ark.
(3) Dans l'énoncé performatif, dont se réclame Mouchette, l'idée d'identité du «je» conçu comme narrateur littéraire ou plutôt le sujet posé par l'indicateur «je» intime un comportement. Ce comportement correspond alors chez l'exécutant (l'internaute) à la recherche de création d'un langage métaphorique qui engendre à son tour un désir de territoire (un déploiement de territoire tel un origami), fondateur de la validité des règles constitutives de la langue choisie/construite par l'artiste. Il y ainsi co-émergence d'intention différentes au départ mais qui convergent vers une solution ou un choix. Or, si Je signifie la personne qui énonce la présente instance de discours contenant je, le locuteur donc, Je ne se réfère à rien dans le monde si ce n'est à quelque chose d'exclusivement linguistique.
(4) Auquel il faut ajouter, sur le même principe, Lullaby for a dead fly
(5) Il pousse même la facétie jusqu'à mettre sur une autre page les images extraites du fameux site, tout au moins ses liens avec les caractères japonais - reproduisant ainsi la dichotomie entre promesse et frustration qui, là, de surcroît, devient nulle et non avenue puisqu'on obtient ce qu'on veut.
(6) Des promesses de photos «dégueulasses et très belles» mènent soit à des photos anodines ou signifiantes dans leur symbolisme (chaussures), soit à d'autres photos en très gros plan où ne sont plus lisibles que d'«énormes» pixels.
(7) Le Golem, dont l'histoire est romancée en 1915 par Gustav Meyrinck, est un être d'argile à forme humaine qui s'anime par le fait d'écrire sur son front le mot Emet (Vérité).
Abrahams, Annie. Being human
Kisseleva, Olga. 1996. How are you?
Madre, Frédéric. pleine-peau/mst
Mouchette. Flesh and Blood; Lullaby for a dead fly; Kill my cat
«Trop souvent, écrit Uexküll, nous imaginons que les relations qu'un sujet entretient avec les choses de son milieu prennent place dans le même espace et dans le même temps que ceux qui nous relient aux choses de notre monde humain. Cette illusion repose sur la croyance en un monde unique dans lequel s'emboîteraient tous les êtres vivants.» (Pierre Clément, éthologue et didacticien, professeur à l'université Lyon I, Science et avenir, «Autant d'espèces, autant de mondes!», Hors Série, no 119).
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