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                 • • •  revue d'art en ligne : arts médiatiques & cyberculture


Françoise Schein : l’art au dehors – d’une écriture

Éric Clémens

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Comment échapper à l’idée de la mort de l’art ? L’impossible mort de notre existentielle activité de dépense  se heurte à la mise en culture de l’art, sa restriction commerciale (galeries) et étatique (musées), après son accaparement privé par la bourgeoisie moderne, et la surenchère des avant-gardes qui s’épuise à leur correspondre, de formalismes en provocations…  L’œuvre de Françoise Schein répond en actes à ces menaces de mort.

Parcours surprenant – la femme pressée…  

Déjà par les lieux traversés : après les études en Belgique, 1978, 11 ans à New York (Université de Columba, étude d’Urban Design), 1989, retour en Europe, « dessins-laboratoires », 1993, 5 ans à Lisbonne, 1997, fondation de l’association « Inscrire » dans le but de développer des projets dans les milieux défavorisés des favelas au Brésil  et plus généralement « Inscrire les droits fondamentaux sur les murs des villes » dans les banlieues d’Amérique comme d’Europe, puis, avec le « Centro de Informaçao Eupeia Jacques Delors », programme pédagogique de réflexion et de création artistique urbaine sur la notion de citoyenneté européenne, à l’intention des écoles secondaires 1, enfin, si l’on peut dire, séjours actifs au Brésil (de 1999 à 2008, huit travaux en équipe dans des favelas), en Allemagne, Espagne, Portugal, Belgique, France, Angleterre, Palestine… Première frontière traversée : celle de l’artiste isolée, de l’esthète individuelle, elle travaille partout avec tous, surtout ceux qui habitent les marges des villes…

Lisbone, Parque
Rio de Janeiro


 

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La porte de la fraternité, 2004, http://www.francoiseschein.com


Elle-même est aussi mobile dans son activité même d’artiste : architecte de formation, urbaniste, elle passe de la gravure à la sculpture et au dessin, à la vidéo et au cinéma, à la céramique, au design, à la photographie… Deuxième frontière traversée : celle des arts, par les moyens, les instruments et les matériaux, les techniques dont elle dispose.

Plan

Son œuvre, cette œuvre plutôt, pour respecter son souci des partages, est axée doublement selon une géopoétique  et une politique, de plus en plus inséparables : elle cartographie des villes, des quartiers, des territoires, et elle y inscrit les droits humains avec les femmes et les hommes des lieux concernés. De la carte à la charte (selon la même étymologie de « charta », papier, feuille de papyrus)…


Station Concorde 

Les Murmures – a city tree , Les Mureaux, 2009 

 

NOTE(S)

1 Voir livre en cours sur elle aux editions Mardaga à l’intiative de l’association INTO IMAGE

 

SITE(S) CONNEXE(S)

http://www.francoiseschein.com

 

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Cette publication a été rendue possible grâce au soutien financier d'Hexagram, du groupe de recherche des arts médiatiques (GRAM), de la Faculté des arts de l'UQAM, de la Chaire du Canada en esthétique et poétique de l'UQÀM (CEP), ainsi qu'à une subvention, pour une quatorzième année consécutive, du Conseil des arts du Canada (CAC).