archée
                 • • •  revue d'art en ligne : arts médiatiques & cyberculture


La fable et le discours de Cold Fusion

Fabienne Claire Caland et Émilie Granjon

Du 15 septembre au 27 novembre 2008 s’est tenue à New York l’exposition Cold Fusion, conçue par Jocelyn Fiset. Cold Fusion présentait des œuvres d’artistes québécois qui ont la particularité d’exploiter de multiples matériaux de recyclage afin de provoquer un questionnement sur nos modes de vie collectifs. Cette exposition a eu lieu au FusionArts Museum, galerie qui se consacre à l’art visuel contemporain et se dédie exclusivement au multidisciplinaire (fusion, en anglais). Cold Fusion se déploie en deux volets. Le volet « art visuel et installation sculpturale » regroupe les œuvres de Carole Baillargeon, Jacques Charbonneau, Geneviève Guénette, Laurent Lamarche, André Michel, Joanne Mignault, Serge Beaumont, David Moore et Christine Palmiéri. Le volet « vidéo projection Acting Cold Fusion » consiste en un montage effectué par la commissaire Christine Palmiéri à partir des œuvres de Marc Boucher, Mario Côté, Paul Landon, Laurent Lamarche, Lise-Hélène Larin, Christine Palmiéri et Denyse Therrien.

Dans le communiqué de presse, il est annoncé que les vidéos « transforment et fusionnent par des effets de simulation, de superposition, de répétition, de rupture violente et de retournement stylistique, des images du passé, du présent et de l’avenir dans des univers mutants ». Quelles sont les implications d’une telle transformation, d’une telle fusion ? C’est par le biais d’une réflexion sur la singularité de chaque vidéo et le dialogue possible qu’elle entretient avec les autres que nous pouvons être en mesure de saisir en quoi le montage participe au recyclage technologique.

L'effet d'intrigue 

« La boule de neige » sémantique 

Fragmentation identitaire 

 

NOTE(S)

1 de son titre français Dédale est une vidéo réalisée à partir d’une chorégraphie de 1948 de Françoise Sullivan, réinterprétée par la danseuse Ginette Boutin, voir Archée, mai 2008, section cyberculture Le FIFA, le 7ème art au service de tous les autres de Louise Boisclair.

2 Paul Ricoeur, Temps et récit I, Paris, Seuil, coll. "Ordre philosophique", 1983.

3 Michel Surya, Humanimalités, Paris, Léo Scheer, 2004.

 

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Fabienne Claire Caland est chercheure en littérature et mythologie comparées. Ses travaux portent, entre autres, sur la notion du post-humain dans l'art, la littérature et le cinéma contemporains. Elle a publié une trentaine d’articles sur l’imaginaire occidental et donné des conférences et des communications en Europe et en Amérique du Nord. Elle a codirigé Horizons du mythe avec D. Brassard (Cahiers du Célat, 2007) et est l’auteure de En diabolie. Les fondements imaginaires de la barbarie contemporaine, paru en 2008 dans la collection « Le soi et l’autre » chez VLB éditeur. Elle est présentement chercheure associée à la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique de l’UQAM.

Émilie Granjon est théoricienne de l'art. Postdoctorante à la Chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique de l’UQAM elle effectue un stage sur la dynamique comparée des imaginaires collectifs à l'UQAC et à l'Institut de recherches philosophiques de Lyon 3. Sa thèse porte sur la sémiogenèse de la symbolique alchimique au XVIIe siècle. Par ailleurs, Émilie Granjon s’intéresse à la résurgence de la symbolique alchimique dans les pratiques artistiques contemporaines. Auteure de plusieurs articles, elle a codirigé, avec B. Rouby et C. Streicher, un dossier sur « Le symbole : réflexions théoriques et enjeux contemporains » (Protée, printemps 2008). Actuellement, elle codirige avec B. Decharneux, G. Balzano et F. Nobilio un collectif sur le symbolisme, la religion et l'ésotérisme, qui sera publié aux éditions E.M.E.

 

 

haut de la page / retour à la page d'accueil /

 


 

Cette publication a été rendue possible grâce au soutien financier d'Hexagram, du groupe de recherche des arts médiatiques (GRAM), de la Faculté des arts de l'UQAM, de la Chaire du Canada en esthétique et poétique de l'UQÀM (CEP), ainsi qu'à une subvention, pour une quatorzième année consécutive, du Conseil des arts du Canada (CAC).