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                 • • •  revue d'art en ligne : arts médiatiques & cyberculture


Pratiques éconciatives hypertextuelles  : Vers de nouvelles organisations mémorielles

Olivier Ertzscheid

1. Les nouveaux masques de l’auteur : pour une ingénierie auctoriale 

2. Les nouveaux visages du lecteur 

3. De l’auteur au lecteur 

 

NOTE(S)

1 « auteur-multimédia », « poète électronicien », « directeur créatif », « web-author », « hyper-writer », etc … On retrouve nombre de ces dénominations dans [Masson 00]

2 représenté sur la fig. 1 par la branche « instances structurantes » « humaines »

3 pouvant aller jusqu’à la plus radicale des distinctions : celle « biologique » qui différencie deux individus …

4 le cinéma n’étant pas si éloigné que cela du littéraire si l’on se réfère à de nombreuses analyses critiques suggérant chez certains auteurs (Stendhal, Balzac …) l’anticipation au moyen de processus stylistiques (focalisation) et narratifs (prolepse, analepse) d’éléments comme les travelling et autres flashbacks.

5 avec ses règles formelles (forme fixe, harmonie du contenu entre quatrain et tercets) et sa rhétorique propre (deux structures rythmiques différentes pour les tercets).

6 voir chapitre troisième, point 3.3 « Le texte comme lieu technologique ».

7 la littérature hypertextuelle actuelle semble en effet désormais avoir repris à son compte les codes littéraires traditionnels, même si elle tente constamment de les détourner. Si la nature de la perception de ces codes varie constamment, cela est davantage dû au contexte de lecture (temporalité de l’ordre de la session, interfaçage, etc.) qu’à la volonté de quelques-uns de préserver des prérogatives dépassées. De plus le nombre de ces nouvelles prérogatives octroyées aux auteurs (et pas uniquement en terme d’ingénierie) suffit à conforter leur autorité sur les textes.

8 [Vandendorpe 00]  « terme employé par Janet Murray pour désigner le statut d’un usager surtout intéressé à produire sur écran des événements visuels intégrés à un jeu ou à un récit interactif. » Janet Horowitz Murray, « Hamlet on the Holodeck : the future of narrative in cyberspace », N.Y & Londres, Free Press, 1997.

9 pp. 257-258, Informatique et littérature, Paris-Genève, Ed. Champion-Slatkine, 1990. Cité par [Bernier 98].

10 cité par[Braffort 98 p.291]

11 Poser la question de savoir « Qui parle », c’est poser la question de la légitimité du discours et simultanément celle de la légitimité du locuteur à le tenir.

12 [Weissberg 01] parle de « lectacture », et évoque une « création collective à anonymat gradué » à propos des logiciels libres.

13 M. Joyce, « Notes Toward an Unwritten Non-Linear Electronic Text » in PostModern Culture, Vol. 2, n°1, 1991. Cité par [Marcotte 99]. 

14 « Les neurologues et psychophysiologues distinguent une mémoire longue et une mémoire courte (de l’ordre d’une minute). Or la différence n’est pas seulement quantitative : la mémoire courte est du type rhizome, diagramme, tandis que la longue est arborescente et centralisée (empreinte, engramme, calque ou photo). (…) La mémoire courte comprend l’oubli comme processus ; elle ne se confond pas avec l’instant, mais avec le rhizome collectif, temporel et nerveux. La mémoire longue (famille, race, société ou civilisation) décalque et traduit, mais ce qu’elle traduit continue d’agir en elle, à distance, à contretemps, « intempestivement », non pas instantanément. » [Deleuze & Guattari 80 pp. 24-25] 

 

NOTICE BIOGRAPHIQUE

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SITE(S) CONNEXE(S)

Olivier Ertzscheid, Docteur es Lettres. Université de Toulouse le Mirail.

Le site d'Olivier Ertzscheid

 

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